- LES COSTUMES -

Publié le par Flo et Pascaline

 

Sandy Powell, la chef costumière a joué un rôle crucial dans la création de l’ambiance de ce New-York méconnu : un peuple en haillons côtoyant des notables en splendides habits victoriens.

  La période mise en avant dans le film, n’a quasiment jamais été vue au cinéma mais l’équipe a eu de la chance : la photo avec la procédé de Daguerre venait d’être inventée, ils ont donc pu bénéficier de daguerréotypes comme référence. Une des premières mission de la chef costumière a été de trouver un moyen de différencier les gangs sur le plan visuel. Sandy Powell s’est alors documentée sur les Dead Rabbits et a découvert qu’ils abordaient des pantalons avec une rayure rouge tout le long de la jambe. Elle a donc décidé de reprendre ce motif qu’elle a incorporé sur leurs chemises et sur d’autres vêtements. Les natifs ont un style différent, comme ils sont plus aisés, la costumière leur a confectionné des vêtements beaucoup plus élégants.

 Dessiner les costumes des femmes et particulièrement ceux de Jenny, qui évolue entre la haute société et les bas fonds des Five Points s’est révélé être un défi d’ampleur pour la chef costumière. « La tenue de Jenny à la villa Borghese s’inscrit dans la plus pure tradition victorienne, avec cette silhouette donnée par la crinoline. Elle présente un fort contraste avec les vêtements qu’elle porte au Five Points. Nous avons délibérément choisi, pour les femmes des Five Points, de nous éloigner de la silhouette victorienne ».

 Sandy Powell désirait donner aux femmes des allures de « dures à cuire ». Elle découvrit dans des ouvrages de référence des images des « Dress Reformers », les premières féministes qui portaient des pantalons sous leurs jupes dans les années 1850. Elles se cousaient des pantalons dans le tissu de leurs jupes et elles portaient des vestes et des jaquettes comme les hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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